La responsabilité quand on est jeune, un enfer vivant Par Jean Gardy Louis Georges Date : [28-07-2025]
Introduction
Grandir, c'est souvent synonyme de liberté. Mais pour beaucoup de jeunes, surtout dans des contextes instables comme Haïti ou ailleurs, devenir adulte signifie surtout hériter de responsabilités trop lourdes pour leurs épaules encore fragiles. La responsabilité, loin d'être un honneur, devient parfois un enfer silencieux.
1. Le poids du silence
Dès l'adolescence, certains jeunes doivent subvenir aux besoins de leur famille, jouer un rôle de parent pour leurs petits frères et sœurs, ou affronter seuls des réalités dures : chômage, précarité, insécurité. Leurs rêves se taisent, leur voix s'efface. Le poids de la vie pèse trop tôt.
2. La société exige mais n'écoute pas
On attend des jeunes qu'ils soient « matures », « responsables », « disciplinés », mais on ne leur donne ni les moyens, ni le temps de se construire. Ils doivent réussir à l'école tout en étant confrontés aux réalités que même des adultes fuiraient : crise politique, violence, absence de modèle.
3. L'enfer, c'est l'attente injuste
La jeunesse se retrouve dans un piège. Si elle échoue, sur la critique. Si elle réussit, on l'épuise. Elle n'a pas le droit de douter, ni de faiblir. C'est une guerre invisible, où le champ de bataille est intérieur. Le jeune n'ose plus pleurer. Il encaisse.
4. Un appel à la justice et à la tendresse
Ce texte est un cri. Un appel pour que l'on revoie notre regard sur la jeunesse. Être jeune ne signifie pas être une machine. Il est temps de créer des espaces de bienveillance, d'écoute et de justice pour que chaque jeune puisse se développer sans se brûler.
Conclusion
La responsabilité n'est pas un mal. Mais imposée trop tôt, elle dévore l'espoir. Que chaque adulte se rappelle qu'il a été jeune. Et que chaque jeune sait : il n'est pas seul. Tu n'es pas seul.
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